Mairie de Montferrier

29 Juin 2014

Les randonnées

GJ6C0009

Avec ses 5500 hectares la commune de Montferrier est une des communes les plus étendues du département  ( sinon la plus étendue…) . Cette grande superficie est un véritable atout qui permet de proposer aux visiteurs un grand réseau de randonnées, aussi riches que variées.

Une autre particularité de la commune est son dénivelé : on passe de 550 m d’altitude pour son point le plus bas, à 2360 m au sommet du Saint Barthélémy…

 Outre l’esthétique  des paysages que l’on peut apprécier au fil des randonnées, il est possible, avec un œil suffisamment averti, de retrouver des traces d’activités humaines très anciennes. En effet le site est riche en vestiges préhistoriques : bordures mégalithiques le long de certains chemins, « pierre des sacrifices » à la Peyrgade, « roc des crouzettes » au Soou, menhir à Réménille, vestiges d’un village protohistorique aux Bordettes…

D’autres sites sont faciles d’accès depuis Montferrier, même s’ils ne font pas partie de la commune : le groupe préhistorique de Morenci ( avec le principe masculin, le roc de la Fougasse et la croix de Morenci…) ; les gorges de la Frau ; la rivière intermittente de Fontestorbes…

Et, bien sûr, le château de Montségur (à 5km à peine de Montferrier), véritable épicentre de la région, chargé d’histoire, histoire tragique, qui garde encore une grande partie de ses mystères…

On  sait peu de choses sur la construction antérieure à 1204, date à laquelle une œuvre de restauration fut entreprise à la demande des évêques cathares. Mais, sa position au cœur d’un ensemble de monuments mégalithiques n’est peut-être pas due au hasard…

Le circuit du Massif de Tabe

Ce massif a toujours fasciné ceux qui se rendaient à son sommet et a toujours eu pour les peuples qui vivaient sous son ombre, une importance de premier ordre : nombreux vestiges mégalithiques, culte solaire probable dès la plus haute antiquité, cultes païens attestés par les écrits historiques, puis, après la christianisation, pèlerinage annuel au sommet où se dressait une chapelle… On note d’ailleurs une survivance très tardive des anciens cultes et rites païens malgré leur christianisation.(cf. Astruc 1737, Olhagaray 1609).

Il existe de nombreux témoignages écrits, parfois très anciens sur ce massif. Nombreuses sont les croyances et légendes qui ont pour cadre ses sommets, ses cols et ses lacs.

Voir par exemple la légende de l’étang du Diable :

cet étang, profond, assez vaste au milieu des précipices du massif, présente des eaux d’un bleu intense ce qui en fait un but de randonnée très agréable. On prétend qu’il ne faut pas jeter de pierre dans cet étang sous peine de voir le brouillard monter ou même, la tourmente se déchaîner dans la minute qui suit !  Certains vous diront que vous avez, alors, mis le diable en colère …

Une autre légende raconte que le trésor des Cathares serait immergé dans un de ces lacs…

Les roches sédimentaires qui constituent une partie du paysage , contiennent des fossiles témoins du passé marin de cette région.

Lors du soulèvement des Pyrénées, lié à la tectonique des plaques, cette mer a été rejetée vers l’ouest alors que les terrains sédimentaires étaient soulevés et plissés pour donner les paysages actuels.

Le massif est aussi,constitué de roches cristallines ( Gneiss, granite…). La présence de talc, marbres, fer, zinc…est liée à son histoire géologique.

La position du massif de Saint Barthélémy, nettement avancée au nord de la chaîne des Pyrénées en fait un splendide poste d’observation sur toute la région. En effet, du haut de ses 2360m d’altitude on peut observer vers le sud tous les sommets pyrénéens, vers le nord la Montagne noire et, parfois même, par temps très clair, jusqu’à la mer Méditerranée à l’est…

 

 Le circuit du Roc des Crouzettes et la pierre des sacrifices 

 Certains chemins, notamment autour de la Peyregade, sont bordés de pierres plates. Ces pierres ne correspondent à rien d’utilitaire et sont pratiquement le seul exemple connu de bordures mégalithiques en Ariège.

C’est en suivant ces chemins que l’on arrive au Roc des Crouzettes au SOOU puis au rocher des sacrifices à la Peyregade.

Bien que l’érosion les ait en partie effacées on peut encore voir des croix qui ont été gravées sur ces roches. Elles sont l’expression d’un signe rituel bien antérieur au christianisme et qui se perd dans la nuit des temps. D’après certains, ces croix seraient le dessin stylisé de l’homme. En effet sur l’une d’elles, une des quatre branches se termine par une division en deux courts jambages…

 «  Tout le peuple gaulois est très religieux ; aussi voit-on ceux qui sont atteints de maladies graves, ceux qui risquent leur vie dans les combats ou autrement, immoler ou faire vœu d’immoler des victimes humaines ;…ils pensent en effet qu’on ne saurait apaiser les dieux immortels qu’en rachetant la vie d’un homme par la vie d’un autre homme et il y a des sacrifices de ce genre qui sont d’institution publique. » Ainsi parlait César dans De Bello Gallico, VI, 16.

 Alors, quand on s’engage dans ces chemins au charme mystérieux qui nous  mènent vers cette pierre des sacrifices, aidés par le paysage parfois un peu oppressant, laissons notre imagination faire revivre la tribu qui, silencieuse, assiste… à quel rite ? quelle offrande ?…

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